L’écologie humaine, si elle n’est pas un vain mot, nous appelle à une transformation radicale de notre regard porté sur l’ensemble de la création et à une compréhension profondément renouvelée de ce que signifie et implique la centralité de l’homme en son sein, jusque dans nos choix de société.
Tout en distinguant ces différents registres, elle réarticule, en pensée et en acte, des niveaux à la fois théologiques, anthropologiques et politiques. Vaste chantier qu’il va falloir ouvrir et auquel nous prendrons part. L’écologie humaine nous appelle à retrouver la cohérence et l’unité de notre foi et de nos engagements.
Il n’est plus tenable de s’en référer à une théologie de la création faisant de l’homme l’humble gardien de la création sous le regard du créateur tout en continuant de s’aveugler au délire productiviste dans lequel nous sombrons collectivement et qui est destruction concomitante de la nature végétale et animale ET auto-destruction de la nature humaine.
La centralité de l’homme implique-t-elle un droit divin accordé à l’homme d’exercer sa toute puissance d’exploitation, de transformation et de standardisation du vivant ? Ou, tout au contraire, l’élu qu’est l’humanité au sein du vivant est-il placé face à son immense responsabilité de gardien et serviteur respectueux de la création ?
Notre centralité voulue par le créateur fait-elle de nous des dominateurs ou des évangélisateurs de la création ? Les maîtres souverains et tout-puissants de la nature ou ses jardiniers en paix avec elle, sous le regard réjoui de Dieu ?
Entre l’agroécologie et l’agriculture productiviste, où est notre dignité humaine d’humbles gardiens de la création ?
Entre le choix collectif d’une grande sobriété énergétique, ou la préservation du mensonge autour de l’industrie nucléaire et de la menace que celle-ci fait peser sur la vie terrestre, où est notre dignité humaine d’humbles gardiens de la création ?
Nous catholiques, sommes-nous vraiment au clair avec ces questions?
|
|||||||
|
|||||||
|
|||||||
|
|||||||
|
Derniers commentaires